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Volontariat

Magdala a reçu un agrément par l’Agence Française du Programme Européen Jeunesse en Action (qui dépend de l’INJEP = Institut National de la Jeunesse et de l’Education Populaire, établissement du Ministère de la Jeunesse et des Sports) pour accueillir des volontaires européens.
D’autres formes de volontariat prévues par la France pour les Français, dans le cadre du SVE (Service Volontaire Européen), sont possibles à Magdala, comme le volontariat civil.

Nous avons choisi comme coordinateur du volontariat à Magdala l’organisation ICE (Initiative Chrétienne pour l’Europe) basée à Niederbroon-les-Bains, près de Strasbourg (ice@servicevolontaire.com).

ICE se charge du recrutement, de la formation des jeunes durant une période de 3 semaines avant leur volontariat (langue, découverte de la réalité de la France, chantier etc.).
ICE se charge également de les accompagner durant leur volontariat en leur proposant des regroupements qui leur permettent de rencontrer d’autres volontaires, de partager leurs expériences différentes de volontariat, de donner sens à ce volontariat…


Les volontaires sont accueillis dans un des lieux de vie de Magdala où il leur est proposé d’y découvrir et d’y vivre une vie communautaire avec des personnes qui connaissent la précarité. Ils participent à la mission d’accueil et se voient confier à ce titre différentes missions  qui permettent d’assurer la vie quotidienne. Ils apportent leurs dons pour cette vie quotidienne (ex : musique, peinture, informatique etc.) et aussi pour l’ensemble de Magdala.

Les volontaires français peuvent aussi habiter sur un lieu de vie de Magdala s’ils le désirent.

Témoignages

Comme beaucoup de jeunes, j'ai passé mon baccalauréat et j'aurais pu commencer mes études tout de suite après. Mais je suis convaincu qu'on ne peut pas vivre sa vie avec satisfaction si on existe seulement pour soi-même.
Alors, je me suis posé une question: Quelle expérience est plus importante, plus précieuse ? Celle de deux semestres d'études ou celle « de donner un peu de soi-même aux autres » ?
Donc, j'ai décidé de m'engager dans un projet social – quel qu'il soit. Et comme j'aime bien la France et la langue française, j'ai en plus essayé de faire ce service chez nos voisins en Europe. Je suis venu sans savoir ce qui allait m'attendre. Aujourd'hui, je peux dire qu'en écoutant les personnes à Magdala, en voyant leurs destins, on apprend que la vie est dure, souvent pas juste et souvent sans pitié. Mais en vivant avec eux, on apprend de leur sagesse et on remarque chaque jour comme ils peuvent prendre plaisir à la vie, malgré tout. Il y a heureusement des associations comme Magdala qui permettent une meilleure et peut-être une nouvelle vie.
C'est pas toujours facile, mais je fais beaucoup d'expériences très précieuses ici, desquelles je vais profiter pendant longtemps.              S., volontaire allemand, 19 ans.  

  
Pendant cette année, j’ai vécu tellement de choses, j’ai fait tellement d’expériences comme je n’aurais pas pu le faire ailleurs. Il ya eu des hauts et des bas, des beaux moments mais aussi des moments tristes, des réussites mais aussi des déceptions ; la vraie vie justement. Et j’ai considéré mon séjour à Magdala toujours comme une vie, pas comme un travail. Mais quand on vit ensemble à dix ou onze dans une maison, il y a forcément beaucoup de différences de caractères…C’est une des choses qui m’a le plus plu à Magdala, le fait que tout le monde est bienvenu à Magdala, n’importe de quelle origine ou de quelle religion il est.        C., volontaire allemand, 20 ans

Un vendredi soir, je suis rentré d’un séminaire (*) après une semaine. Tout le monde était déjà parti se coucher sauf Raoul… Je suis resté au moins une demi-heure avec lui. Il parlait, il parlait. Il ne m’a même pas laissé répondre. Il m’a raconté tout ce qui c’était passé à la Ferme pendant que je n’étais pas là. Au bout de cette demi-heure, j’ai compris ce qu’il voulait me dire : il était content que je sois revenu…
J’étais souvent à Lille avec Arthur à propos de ses affaires médicales. Pendant ces longues heures, il m’a raconté toute sa vie… On pourrait dire qu’on est devenu un peu des amis, même s’il a 60 ans de plus que moi !
Elle ne le sait pas, mais la personne qui m’a aidé beaucoup pendant ces jours, c’était Isidor. Sa joie quand on lui donne une crème au chocolat ou quand je lui annonce qu’on ira en Belgique acheter des cigarettes, m’a rendu toujours plus à l’aise.       A.,volontaire hongrois, 22 ans

(*) Séminaire de formation dans le cadre du volontariat européen.

Pendant cette année à Magdala j'ai partagé beaucoup d'émotions et de qualités. Partout j´ai rencontré une incroyable gentillesse, face à moi mais aussi l'un face à l'autre. Ce qui fait que passer une année loin de chez moi était beaucoup plus facile. J'ai fait connaissance avec un grand nombre de personnes toutes différentes en origine, histoire, caractère et tempérament auprès desquelles j'ai croisé l‘espérance ainsi que la désespérance, l'écoute, l'aide, la compréhension ainsi que des réactions brusques, la curiosité, puis la diversité. Tout ça a fait que j'ai appris beaucoup de choses sur la vie et ses difficultés ; toutes mes rencontres ont élargi mon horizon.   L., volontaire allemand, 21 ans