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S'engager en Frat

Tout en gardant son activité, ses études…
ou aussi en vivant une année sabbatique, un volontariat civil ou un volontariat européen… 
                     

    S’engager en "Frat" (c'est-à-dire sur un lieu de vie), pour 1 an ou plus, c'est habiter avec les plus pauvres et d’autres qui sont venus les rejoindre.
pour  partager les repas, les services, être à l’écoute, se faire proche des personnes, décider ensemble, prier ensemble (pour ceux qui le souhaitent).
pour participer à l'animation de la "Frat" avec ceux qui vivent sur place.

«Si tu crois qu’il est ton frère, ta sœur, alors tout peut changer...
Qui que tu sois, retraité(e), étudiant(e), salarié(e), célibataire ou en couple,
si tu veux agir avec nous pour un monde plus fraternel,
fais nous signe et viens nous rencontrer...»

 

Pour nous contacter :

03.20.57.29.62
benevolat@magdala.asso.fr

Témoignages

«Oui, la vie fraternelle avec les plus pauvres est possible. Tout en gardant mon activité
professionnelle, j’ai rejoint un des lieux de vie de Magdala. Nous sommes une dizaine à vivre ensemble, sous le même toit. Je suis heureuse de vivre ici».        E. 35 ans, graphiste

«Magdala est un lieu où germe l’Évangile au fil des jours ; un lieu de vie où chacun peut y trouver paix, réconfort et joie. C’est en quelque sorte une oasis toujours ouverte pour tous ceux qui cherchent à se remettre en chemin.»        C. 24 ans, étudiant

Depuis quelques années, je recherchais à m’investir dans une association d’entraide. Les grandes associations nationales ne m’ayant jamais convaincu, j’ai découvert Magdala, il y a quelques mois. Pourquoi Magdala et pas une autre ? Car on vient y vivre un moment où l’on est là avant tout pour recevoir avant de donner. Enrichissant !
 En effet, en choisissant de venir à la frat’ (une des 3 maisons de Magdala où l’on accueille des personnes pour des séjours qui vont de quelques mois à quelques années), on choisit de participer à la vie d’une petite famille. A chacun de choisir sa façon d’y participer.

Il y a vivre ou survivre
Aujourd'hui je ne survis plus, je vis
Vivre avec les petits travaux quotidiens
Les petits tracas et les sourires en coin
La bienvenue de l'un et le départ de l'autre
Et si on ne s'y fait pas, il n'y a personne en faute
Ici au moins je n'ai pas froid, je ne dors pas dans les bois
Et le moment bien attendu à l'heure où sonne le repas
A l'heure où l'on est détendu, avec nos peines, nos joies
Tous les matins en me levant, je me répète : je suis vivant
Et de vous à moi, braves gens, c'est bien là le plus important.     S.

Moi, j’ai proposé de venir le lundi soir. En quittant mon boulot un peu plus tôt, j’arrive vers 18h30-19h00. Je retrouve Christian, Anne Marie, Raymond, Egon, Hervé etc... mais aussi d’autres bénévoles comme moi. Le contact est simple et très rapidement je me suis fait tout naturellement de nouveaux amis. Tous ensemble, nous préparons la table, allons chercher le pain. Je prends des nouvelles pour savoir comme s’est passé la semaine de chacun. Si le repas n’est pas encore prêt, je m’adonne aux mots fléchés avec Christian : nous sommes tous deux des mordus de la langue française. A table, les discussions vont et viennent. C’est vrai que j’aime bien parler et l’on m’apprécie donc pour mettre un peu de liant et donner ainsi la parole aux uns et aux autres. Après la vaisselle, je me suis découvert une nouvelle passion : la belotte !!! C’est un de mes moments préférés où on je partage des moments de fraternité... très disputés certes. Et puis 22h00 approche, je dis au revoir à Magdala pour aller rejoindre ma femme et ma petite fille. Nous habitons à quelques rues de la frat.                 J, 32 ans, bénévole chez Magdala

« Tu as du prix à mes yeux »
Dans ma ville, j’étais souvent confrontée aux personnes Sans Domicile Fixe, et à travers les conversations (sur des bouts de trottoirs), j’étais touchée par leur solitude. Sur les trottoirs, ceux que je croisais me criaient qu’ils n’étaient PLUS RIEN, pour PERSONNE !
Chez moi, vivant seule, je ne pouvais envisager d’accueillir une personne à la rue. Une rencontre avec la communauté Magdala, (fondée il y  22 ans dans le Nord de la France), m’a fait goûter et voir ce que je pressentais être possible : la vie fraternelle, vécue sous le même toit avec des personnes ayant connues la grande précarité, la  rue, et des amis, bénévoles, venus les rejoindre.
Tout en gardant mon activité professionnelle, j’ai fait le choix de vivre, (depuis 3 ans) dans une des maisons d’accueil de Magdala où nous sommes une dizaine (personnes accueillies et personnes permanents).
La vie ensemble, n’est pas toujours facile, et pourtant elle est belle ; celui ou celle qui n’était PLUS RIEN, pour PERSONNE, a maintenant de la valeur. Il est considéré comme une personne à part entière : ici, chacun s’appelle par son prénom, il a maintenant un toit où reposer sa tête, une table autour de laquelle il peut partager avec d’autres, une « famille de cœur », un droit d’expression, un accompagnement humain et social.        E.