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Les plus pauvres partenaires

La communauté est un lieu où chacun a la parole, un lieu pour prendre des responsabilités, un lieu qui donne la possibilité de reprendre confiance en soi.

"Je peux apporter ma pierre"

 

Les personnes les plus pauvres peuvent devenir partenaires des décisions concernant la vie de la communauté. Chaque jour, nous faisons l'apprentissage d'une vie partagée. Ainsi, dans le conseil d’administration de Magdala, la moitié des membres sont des personnes ayant vécu la précarité.

Par ailleurs un "groupe de la vie communautaire", réuni tous les 15 jours, est chargé de prendre des décisions sur les questions touchant à la vie quotidienne de la communauté. Il est constitué d’une douzaine de personnes qui pour la plupart ont l'expérience de la précarité et se sont engagées pour ce service pour une année. C’est une instance de réflexion et de décision où les personnes apprennent à prendre la parole, à animer chacune leur tour la réunion.

Témoignages

"Être responsable du groupe de vie communautaire m'a permis d'avoir moins de mal à m'exprimer devant beaucoup de monde. Et c'est important de voir qu'on peut me faire confiance, qu'on compte sur moi et qu'on donne des responsabilités à quelqu'un comme moi. On essaie d'animer le mieux possible, on a le temps de discuter entre nous. Ce qui est bien , c'est que l'on soit à l'écoute. On sert à quelque chose, on ne fait pas que venir boire un café sans voir derrière ce qui se passe, on se rend utile. C'est important de pouvoir s'exprimer, parler, dire des choses qu’on n'a pas toujours envie de dire. C'est important qu'on décide ensemble en partageant nos opinions".


"Quand je suis arrivé à Magdala, j'avais déjà passé 10 ans de ma vie à la rue. Quand je suis arrivé là, je pensais rester une journée à l'accueil de jour, pour me laver, me raser. Et là j'ai trouvé un lieu d'accueil où on m'a écouté, on a respecté ma parole, on m'a donné la possibilité aussi de redécouvrir des choses que j'avais oubliées en moi lors des 10 ans à la rue : travailler, donner un coup de main par-ci par là, ça m'a permis d'exister". M.


J'ai été invitée à joindre le GVCOM (groupe de vie communautaire), petite assemblée qui réfléchit sur la marche pratique de Magdala. Cela me permet de mieux comprendre la démarche de la communauté, de réfléchir avec les personnes aidées, d'écouter, de participer, mais surtout d'être le témoin de leur intérêt pour leur communauté. C'est être en chemin ensemble. C'est partager la responsabilité et se respecter. Chaque avis écouté avec attention permet une avancée de la personne qui a osé se prononcer. J'apprends beaucoup. C.